28 novembre 2009
Laser Ninja
Les copains, j’ai une information d’importance capitale à vous annoncer :
Lou 5 est sorti !!!

Quoi ?
…
Pour les gosses ?
Mais naaaaaan…
Lou, c’est une petite gamine blonde, qui avec son style bien à elle retrace dans son journal intime moments importants et petits déboires de sa vie de collégienne.
A raison d’alternativement une année scolaire ou un été par tome, on voit Lou grandir et évoluer dans un univers déjanté aux couleurs acidulées, entre expériences sentimentalo-artistiques et complots pour trouver un mec à sa geek et immature de mère.
Le premier constat, y a pas photo, c’est que c’est… très rose. Y en a partout. Et y a une gamine blonde, 12 ans et haute comme trois pommes dans le premier tome, qu’on voit jouer à la barbie et coudre des fleurs à ses pantalons… Douteux, hein ? J’ai commencé à lire la série bien avant que sa popularité ne prenne de l’ampleur auprès des petites filles de tout poil (elle est publié dans le même magasine que Titeuf) ; mais au lieu d’une fiction mièvre destinée aux moins de 10 ans, j’y ai trouvé une histoire à l’ambiance presque onirique, à la trame très dynamique et assurément complètement barrée, évoquant les étapes de l’adolescence avec une étonnante justesse.
Justesse qui a d’ailleurs converti tous les réfractaires au rose bonbon à qui j’ai eu l’occasion de prêter mes tomes. A votre tour, maintenant !
Pour ceux qui connaissent déjà je ne vous dirai rien sur ce qui se passe dans le tome 5, ça gâcherait, mais y a du lourd. Si, juste un truc, mais vous l’aurez déjà compris : il répond au mystérieux nom de Laser Ninja… Je vous laisse chercher ce que ça peut bien être…

27 novembre 2009
Jour 76 : pensée philosophique du jour de 2h du mat
deux verres de vodka-jus de pommes, c'est assez pour délirer,
mais citrouilles redeviennent les éléphants roses, quand sonne minuit passé.
note pour plus tard : expérimenter une valeur étalon de 4 verres pour espérer être encore mûre pour le TD de maths du lendemain matin.
J'espère que les serpentins n'ont pas été trop chiants à nettoyer Binôme.
En même temps, tu l'as bien cherché.
25 novembre 2009
Jour 74 : cours d'économie chez les ingés


D'entraînement à la tablette graphique j'ai bien besoin encore. Sinon c'est pas inintéressant d'avoir des cours sur la mondialisation... J'espère seulement que je me ferai au jargon.
19 novembre 2009
Le hérisson et le camélia
Ouais, je sais, ça fait un moment. Je suis ces jours-ci accaparée par un bras de fer contre un virus hivernal, comme on dit on ne peut pas être à la fois au four et au vaccin. (Blague pourrie du jour, Done.) Et avant qu’on me pose la question pour la 33è fois (ah, ça racle la gorge), NON ce n’est pas la grippe A.
Je m’offre un petit interlude dans mon quotidien de sale reniflarde potentiellement contagieuse, pour partager avec vous le livre que je viens de finir. Ce n’est pas la révélation du siècle, puisqu’il s’agit de l’élégance du hérisson, best-seller français du moment et bardé de prix à ne plus avoir de place en quatrième de couverture pour les inscrire. Rien que pour le plaisir d’être à contre-courant, j’avais décidé de ne pas l’acheter, mais j’aimais bien la bouille de Josiane Balasko dans l’adaptation en film, et j’avoue, j’ai craqué. Me voilà donc un bon mouton, qui a envie de parler littérature, la cervelle encore fumante de l’émotion des dernières pages.

L’histoire, déjà, pour ceux qui ne connaissent pas encore : l’élégance du hérisson, c’est les réflexions croisées de deux habitantes d’un immeuble, respirant à plein nez la froide et hautaine bourgeoisie parisienne, et toutes les névroses qui vont avec. La première est la concierge de l’immeuble ; vieille, laide, ronchon, solitaire, et tout ce que vous pourrez imaginer chez une concierge, elle s’efforce depuis trente ans de correspondre à l’archétype de sa profession pour cacher une étonnante double vie : le temps qu’elle ne passe pas à sortir les poubelles de ses employeurs, elle le consacre à s’imbiber de culture et à s’élever à un niveau d’instruction qu’ils n’auront jamais eux-mêmes. La deuxième est la petite fille vivant au quatrième. Surdouée parmi les surdoués, elle a d’ores-et-déjà compris l’ineptie de la vie d’adulte. Elle s’est donc donnée jusqu’à la fin de l’année scolaire pour rapporter dans un journal pensées profondes et expériences du monde intéressantes, histoire de vérifier qu’il n’y a vraiment rien qui vaille la peine de continuer cette existence auxquels ses parents s’acharnent si futilement à donner un sens à coups de grandes ambitions. Si rien de neuf, le jour de ses 13 ans, elle se suicidera.
A quoi s’attend-on, dans ce beau programme ? Humhum, la remise en cause du secret de la concierge, bien sûr. Et est-ce que la gamine se suicidera ? Au style de la quatrième de couverture et des premières pages, ça sent aussi les monologues philosophico-intellectuels à plein nez. Et ça, vous n’y couperez pas.
De part ses personnages eux-mêmes, et de part le propos, on va vite tomber dans les grandes questions existentielles et autres digressions alambiquées. Pour un roman critiquant l’insipidité de riches trop satisfaits de leur éducation, ça peut laisser penser que c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Après, ‘faut voir. Il y a des digressions qui en valent la peine.
Et là où notre hérisson gagne, c’est que ce n’est pas de belles tournures pour brasser du vide ; il utilise la beauté de la langue pour porter des idées, ce qui est pour qui y est sensible ma foi fort délectable. Mais la qualité de l’essai philosophique fait le grand défaut du roman. Pour avoir vu la bande annonce du film, je l’attendais, moi, le grand chamboulement qui allait mettre le zouk là-dedans, et peut-être empêcher une gamine de se buter aux somnifères. Et ben… Disons juste que le temps de positionner les personnages et leurs penchants philosophiques, le livre est bieeen entamé.
Bien que tout aussi méditative, la deuxième parie est donc beaucoup plus intense. Il est juste dommage d’avoir eu à attendre autant pour démarrer, pour moi en tout cas un roman même « littéraire » se doit d’être au service de la distraction du lecteur autant qu’un autre.
Du coup, mon verdict ? J’ai quand même été bluffée par les propos de notre concierge, même si moi aurais parfois préféré qu’elle causât plus simplement. Mais c’est ce que j’attends de la littérature en tout cas. Et si ça peut être porté par une histoire gouleyante… Et bien, du coup, c’est la partie intense qui m’a marquée et qui me reste, c’est d’ailleurs pour ça que la fille se retrouve à taper une critique avec les dernières pages encore dans la tête au lieu de réviser ses maths en se droguant à l’Efferalgan. Après, si vous ne jurez que par les courses poursuites et les rebondissements endiablés, je vous dirai que ce n’est simplement pas un roman d’un genre fait pour vous. En ce qui me concerne, le hérisson m’a vaincue. Et non je ne vous dirai pas le rapport avec les camélias, vous avez qu’à lire le livre vous-mêmes.
09 novembre 2009
Jour 58 : de l'attraction du gastéropode vers le côté obscur de la force
Suite du poste précédent.
Je me réveille sous les acclamations et les applaudissements. Interdite, j’attends que ma vision me revienne, et dans la faible obscurité, aperçois le centre d’attention de tous les élèves. J’ai été poussée sur le côté pour faire place à un autre cobaye, qui chancelle à présent bizarrement sur place, comme si on le rouait de coups de poing invisibles. Il titube quelques instants sous les souffles retenus, et brusquement rebondit sur ses appuis, dans un rugissement de colère à ébranler le cœur hypertrophié du prof. Comme si les attaques mentales ne parvenaient qu’à l’enrager de plus en plus, il se jette sur celui-ci et l’assaille de coups haineux. La lumière se rallume, et il se retrouve nez à nez avec un mannequin grossièrement déguisé en prof, avec un collier en fausse dent de requin et une perruque blonde filandreuse. Avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrive, il est chaleureusement félicité et le prof lui accorde même une bourrade sur l’épaule.
Il revient ensuite vers moi avec un sourire mi-narquois, mi-compatissant.
« Alors, notre Belle au bois dormant est enfin disposée à reprendre l’entraînement ? »
Je lui lance un regard mauvais qui me donne sûrement plus l’air d’une gamine boudeuse que d’une alchimiste vindicative, et reprends la place que cobaye n°2 vient de quitter. Le prof me balance un « prête ? », et actionne le levier. Les voix reprennent, et j’ai beau faire, je les trouve toujours aussi flippantes et oppressantes. Juste envie de me rouler en boule et de ne plus bouger.
- Nan.
- T’as une drôle de façon de le montrer. »
Soudain les murmures s’estompent, laissant place à une litanie railleuse.
« Looser, looser ! » Scandent les voix à l’unisson.
Le noir complet me donne la folle impression que ce sont les élèves qui récitent ça, en me pointant vers moi un doigt accusateur.
« Purée, c’est relou, arrêtez.
- Looser, looser !
- Arrêtez, c’est pas vrai…
- Looser, looser !
- ARRETEZ ! »
A chaque mot prononcé, j’ai l’impression de sentir monter d’un degré la température de mon sang. Je commence à bouillonner d’une énergie formidable, venue d’on ne sait d’où, et qui ne demande qu’à sortir, sortir…
Propulsée comme une cocotte-minute mal fermée, je bondis sur la machine du fond de la salle, et attrape une télécommande portant un gros bouton rouge qui présente le même symbole que le levier. Continuant ma folle escalade, je me pends par une main sur un bras articulé, relié d’un côté à la machine, de l’autre à une parabole encore fumante, pointée vers le morceau de carrelage qui me supportait quelques secondes plus tôt. Le bras se plie sous mon poids, et la parabole se tourne vers la tignasse jaune du prof, comme un T-Rex découvrant sa proie.
« Et maintenant, Monsieur, si j’appuie sur le gros bouton rouge, là, est-ce qu’on saura si vous appartenez à la classe des mollusques ?
- Purée déconne pas, petite. Tu t’es un peu trop échauffée, là. (Il pousse un rire nerveux.) Vous n’avez pas encore eu les cours de prévention sur le côté obscure ? Parce que tu tiens pas un bon karma, là, crois-moi.
- Je veux qu’on arrête le cours TOUT-DE-SUITE. Et que vous me dispensiez des prochaines de ces séances débiles. »
Le prof lève les bras en l’air.
« Ok, ok, ce que tu veux. Lâche-ça maintenant. »
Avec une moue grognonne, je me glisse jusqu’à la terre ferme et repose la télécommande sur le tableau de bord de la machine. Encore frémissants, les élèves sortent en silence de la salle, certains me lançant des regards déconcertés. Le prof s’avance une dernière fois vers moi.
« Alors, on dirait que tu commences à piger le truc, hein ! »
…
J’ai l’étrange impression de m’être faite avoir, là.

Jeune lecteur innocent, rejoins-moi du côté obscure de la Forsss...sslurp.
Jour 57 : de la pugnacité mentale du mollusque
Je rappelle à mes aimables et fantastiques lecteurs que ceci est une fiction, et que tout délire évoquant de loin ou de très très loin la réalité est à prendre au 42è degré. Au moins.
« Mois 1 à 3 : Module Battle Royale,
Mois 2 à 4 : Cours de raffermissement mental.
Vous avez jusqu’à présent acquis grâce au Battle quelques réflexes imposés par votre instinct de survie, c’est bien.
Mais pour l’instant vous n’êtes que des mauviettes, qui rampent par terre en pleurnichant à la moindre difficulté. Et ça, ça ne vous mènera nulle part. Ramper ne permet pas d’escalader les échelons vers le sommet, condition pourtant nécessaire si vous espérez devenir autre chose que des rats de laboratoire. Et pour ça il vous faut des bras assez fort pour vous hisser de marche en marche. Et pour ça surtout, il vous faut des couilles. Je vous élèverai de votre pitoyable condition de mollusques à celle d’hommes, que vous le vouliez ou pas. Vous avez le monde à conquérir, oui ou non ?
Eho, je vous cause, OUI OU MERDE ?
- Oui Monsieur…
- Toi, là, viens ici, oui toi, Miss Mèches-roses-trop-choupi. Quel est ton matricule ?
- Fille n°11, Monsieur.
- OK, n°11, est-ce que tu tiens bien sur tes deux jambes ?
- Bah… Je suis debout devant vous, Monsieur.
- Bordel, t’es abrutie en plus ? Je te demande pas si tu sais marcher, mais si tu sais rester debout sans vaciller quoi que… je te fasse.
- Ah, ça ! Et bien… Ca fait des années que j’y travaille, Monsieur.
- Montre-moi ça, crevette ! »
Je me mets avec application en zenkutsu-dachi, position basse censée assurée la stabilité de mon corps face à une attaque, et me concentre quelques instants sur mon centre de gravité trouvant son point d’équilibre. Puis je lance un regard de défi au professeur bodybuildé qui me fait face. Des années que jy travaille. Mais la vie n’est qu’une éternelle remise en question.
D’un hochement de tête silencieux, le prof lance le début de l’exercice, et empoigne un levier que je n’avais pas vu, dépassant d’une grosse machine tapie au fond de la salle. Aussitôt les néons s’éteignent, et des dizaines de voix s’élèvent dans un murmure frénétique. Je pense d’abord que les autres élèves en ont après la soudaine obscurité, jusqu’à ce que je reconnaisse une voix parmi le flot, une voix que je n’aurais jamais pensé entendre ici.
« Mais, qu’est-ce que tu fais là ? »
La voix ne me répond pas. Elle se contente de répéter inlassablement un air déjà entendu, au creux de mon oreille :
« Conquiers le monde si tu veux, mais sans moi. Tu trouveras un autre collaborateur. Tu trouveras un autre collaborateur. Tu trouveras… »
Un sentiment abyssal de tristesse et d’impuissance me submerge. Je me plaque les mains sur les oreilles et me courbe en avant.
« Tais-toi,
tais-toi ! »
Mais la voix, comme toutes les autres, est dans ma tête. Je me concentre sur une deuxième pour conjurer la précédente, mais elle m’accueille par un rire cristallin, aussi badin que méprisant, teintée de douleur cuisante, d’échec et d’humiliation. Pas la défaite des apprentis conquérants de 2000, s’il-vous-plaît, pas ça… « Tu n’as fait que ça jusqu’à présent ? » « Tu ne seras jamais reconnue par tes pairs. » A quel moment me suis-je mise à genoux ? Rageuses ou bienveillantes, méprisantes ou compatissantes, les voix s’allient en un gigantesque tourbillon qui me secoue comme un prunier avant de me laisser à terre, épuisée et suppliante. J’entends un timbre paternel me chuchoter « c’est pour ton bien que je dis ça », puis je perds connaissance.

04 novembre 2009
Jour 53 : en attendant la suite
Ouah, en ce moment j'ai pleins de dessins et de projets sur le feu (et de TP de programmation de robots tueurs à préparer). En attendant que je vous montre tout ça, voici le deuxième dessin que j'ai fait pour le FOG :

01 novembre 2009
Journal de vacances : 7 jours dans la vie d'une geek - partie 3/3
Cinquième jour, suite
Taurok a gueulé à l’aide de toute la puissance de ses 2m vibrant de trouille. Personne n’est venu. La marée de petits yeux rouges est lentement montée vers nous, venue de toute part. Nous nous sommes tassés les uns contre les autres pour éviter de nous faire ronger les doigts de pied, mais à part trembler et gémir nous ne savions pas trop quoi faire. J’ai pensé brièvement que je ne reverrai jamais la lumière du jour. Une fin digne d’une bande de neirds. Et puis les rats ont lancé la charge. Un premier a sauté à la tête d’Onsen, toutes griffes dehors. J’ai réussi à l’envoyer rouler contre le hub d’un coup de pied maladroit. A côté de moi, Guybrush se débattait vaillamment et Taurok trépignait en écrasant quelques queues entortillées autour de ses chevilles. Mais dans l’obscurité, nous sentions les dizaines de petites griffes grimper le long de nos jambes, lacérant nos pantalons et nos genoux, puis nos manches, puis nos mentons…
Au bout de quelques minutes à nous débattre et à hurler avec l’énergie du désespoir, nous nous sommes les uns après les autres écroulés d’épuisement sous la vague grouillante.
Quelque part dans la pièce, une musique macabre s’est élevée. Un air de contrebasse oppressant venait de se lancer sur un des ordinateurs. D’un coup d’œil par-dessus la bestiole qui me grignotait l’oreille, j’ai pu voir un rat gambader sur mon clavier. Il avait lancé par accident Left4Dead, le FPS de massacre de zombis. Au son de cette mélodie si bien connue, Onsen, Guybrush et Taurok ont brusquement rouvert les yeux, et se sont levés d’une secousse brusque, qui a envoyé voler une douzaine de rats. Et le carnage a commencé. Ils sont partis tous les trois à la recherche d’une quelconque arme de destruction massive, le regard fulminant et le sourire carnassier, piétinant barbarement les petits rongeurs qui osaient leur barrer le passage. Ils ont balancé des cocktails Molotov au cidre de 60 ans d’âge sur l’attroupement resté dans la caverne secrète, ce qui a provoqué une jolie flambée dans un concerto de crépitements suraigus. Les rescapés ont été écharpés au tesson de bouteille de cidre brut. A l’heure qu’il est, les garçons sont en train de s’occuper des derniers survivants, en beuglant des « HEADSHOT ! » et « MULTIKILL ! » à travers la cave.

Edit – 2h kekchose… Tout danger est maintenant écarté. A côté de moi, mes compagnons dorment comme des bébés. Nous n’avons désormais plus qu’à attendre tranquillement que quelqu’un vienne nous ouvrir la porte. Il nous faudra trouver une solution pour nous nourrir d’ici là. Mais pour l’instant, dormir, dormir…
Sixième jour : aujourd’hui, on a réussi à faire griller des limaces sur un processeur en marche. Les fourmis avaient meilleurs goûts.
Septième jour : Ce matin, Maman a ouvert bruyamment la porte de la cave, sous nos regards ahuris et mal réveillés. Elle a gueulé : « Seika, qu’est-ce que tu fais, tu vas rater ton train ! » Je suis sortie précipitamment sous le nez de mes compagnons médusés, suivie de ma mère, qui a claqué la porte d’agacement avant de me mettre dans le train du retour.
…
Et merde.

Les vannes pourries de cette saga vous ont été présentées avec la précieuse collaboration d'Onsen.
30 octobre 2009
Journal de vacances : 7 jours dans la vie d'une geek - partie 2/3
Si vous venez d'arriver, le début est dans le post du dessous ! (Oui, canalblog n'aime pas mes ancrages...)
Quatrième jour :
7h07 : le Milka commence à manquer. Il nous faut rationner. Pour ce faire, nous élisons un Grand Maître du Milka.
8h05 : Internet ne marche plus. Cette fois s’en est trop.
Edit 23h26 : le PC de Guybrush nous a définitivement lâchés. En ouvrant la tour nous avons réalisé que le disque dur a été rongé et déchiqueté. Les rats n’auraient pas pu faire ça.
Cinquième jour :
1h10 : Nous avons été tirés de notre transe CSienne par des couinements à vous faire froid dans le dos. La fouille de la pièce n’a rien donné. Nous tentons de nous remettre de nos émotions à grand renfort de Milka.
Mais la réserve semble avoir disparu.
Edit 1h12 : Là où se tenaient nos dernières rations de survie, il ne reste qu’une poignée de copeaux de chocolat, qui forment une piste s’éloignant vers le mur le plus proche.
Edit 1h21 : La piste nous a menés à un petit trou au pied du mur rongé par l’humidité, juste sous une série de canalisations. Comprenant que sa dose de Milka déca-journalière ne serait pas assouvie, Taurok s’est énervé et a arraché les canalisations dans un hurlement bestial. Un pan du mur décrépi lui est resté dans la main, ouvrant un passage sur une nouvelle pièce sombre dégageant une sacrée odeur de renfermé.
En tant que propriétaire de la cave, je suis volontaire désignée d’office pour partir en éclaireur. Malgré ma lampe torche à dynamo, il fait noir comme dans un four là-dedans. J’ai peur.
Edit 1h57 : le faible halo de la torche nous a révélé une caverne creusée à même la roche, aux parois grossièrement taillées et suintant d’humidité. Les tags plus qu’équivoques laissés par ses derniers occupants nous ont rapidement fait comprendre qu’elle servait à de planque à des résistants bretons indépendantistes pendant l’occupation. En témoigne encore la vingtaine de bouteilles de cidre empilées dans un recoin. Mais aucune trace de nos mangeurs de chocolat.
A peine avais-je transmis cette information à ma confrérie, qu’une centaine de petits yeux rouge fluorescent est apparue sur le sol de la cave. Aussitôt des milliers de couinements stridents ont fait écho dans la pièce secrète, explosant à nos oreilles à nous en crever les tympans. Nous sommes restés sonnés, pliés en deux sur le sol de la cave, plusieurs minutes durant, je ne saurais même pas dire combien. Lorsque nous avons repris nos esprits, les couinements s’étaient calmés, mais leurs propriétaires en avaient profité pour prendre position. Des dizaines de rats mutants, au regard féroce et au poil verdi par 60 ans de copinage avec du radon en désintégration. Et ils nous encerclaient.
Onsen a subodoré qu’ils n’étaient peut-être pas méchants. C’est ce moment-là qu’un spécimen gros comme un ragondin à choisi pour se lécher les babines en bavant abondamment sur mes orteils. Maman m’a toujours dit que vivre dans une cave n’était pas bon pour ma santé.

Tout bon nerd sait qu'un bon sabre laser vaut mieux
qu'une vingtaine de lampe à dynamo pour buter des rats mutants dans le noir.
Si j'avais su...
28 octobre 2009
Journal de vacances : 7 jours dans la vie d'une geek - partie 1/3
Premier jour :
19h36 : ça y est, la LAN a investi la cave, c’est parti pour 7 jours de FPS endiablé ! J’espère seulement que Taurok a abandonné son cri de guerre « BAM DANS LES GLAOUIS ! », ma maman dort juste au-dessus et je n’ai pas envie qu’elle ressorte la batte de base-ball comme la dernière fois.
Deuxième jour :
4h45 : Onsen a fait 2 secondes au démineur. Nous avons mis-à-jour la page Wikipédia en conséquence.

Edit 23h37 : Guybrush a été brusquement déconnecté de la partie de Jedi Knight 3. On n’arrive pas à savoir pourquoi.
Edit 23h42 : le câble Ethernet avait été en fait mangé par un rat. Il ne nous en reste donc plus que quatre dans la réserve.
Troisième jour :
3h23 : tout le monde râle que la porte de la cave et le soupirail font un gros courant d’air, mais personne ne se décide à se bouger le cul. Je me sacrifie finalement et claque violemment la porte.
Edit 12h12 : Onsen propose d’utiliser les ondes des téléphones portables pour cuire la pizza surgelée.
Edit 15h54 : je viens de me rappeler que la porte de la cave ne s’ouvre que de l’extérieur.
Edit 15h59 : échec cuisant après avoir laissé Taurok tambouriner à la porte en gueulant. Apparemment Maman est sortie. Je vais l’appeler sur son portable.
Edit 16h02 : la batterie de mon téléphone est à plat. Celle des autres aussi. Heureusement, la pizza a pu être sauvée.

"I am the Minesweeper Master !!!"
